Les populations d’Afrique de l’Ouest, bien qu’ayant peu contribué au changement climatique, se trouvent particulièrement vulnérables à ses effets. Les récentes inondations ont touché plus de 3 millions de personnes, causant morts, déplacements et crise sanitaire, notamment au Nigeria et au Sahel central. Près de 25 millions de personnes font face à des besoins humanitaires croissants, en grande partie en raison des inondations détruisant les terres agricoles, aggravant la malnutrition et les maladies. Marginalisée économiquement et politiquement depuis la colonisation, la région pâtit d’une pauvreté endémique qui exacerbe les effets des catastrophes climatiques. Les tensions et conflits internes empêchent les investissements nécessaires pour réduire la dépendance aux secteurs climato-dépendants comme l’agriculture. De plus, l’aide internationale pour atténuer ces crises est en déclin, soulignant la nécessité urgente d’investir dans des mesures d’adaptation et de résilience climatique. Quelques initiatives, comme des programmes d’alerte anticipée et de semences résistantes au climat, montrent des solutions possibles, mais un financement équitable et accru est indispensable pour un impact durable. Il est crucial que les efforts mondiaux se concentrent sur l’adaptation et la résilience dans les régions les plus touchées pour éviter une aggravation du chaos.