Le 1er décembre 1944, des tirailleurs africains étaient tués par l’armée française dans le camp militaire de Thiaroye, au Sénégal. Cette tragédie, initialement qualifiée de « mutinerie » par la France, a été réévaluée récemment avec le président Emmanuel Macron accordant la mention « Mort pour la France » à six tirailleurs. Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, critique cette décision unilatérale. Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye visent à éclaircir ce crime colonial et inclure « Thiaroye » dans le récit national sénégalais, organisant des commémorations le 1er décembre. Mamadou Diouf, historien à Columbia, souligne que cette initiative marque la fin d’une hégémonie française sur l’histoire impériale, réclamant une perspective africaine pour fédérer la région. Ces commémorations témoignent de la volonté sénégalaise de se réapproprier son histoire et de produire un nouveau récit, intégrant une vision panafricaine face aux conflits régionaux.